Le long voyage de l'incrédulité — Deutéronome 1

Pourquoi est-ce que cela a pris 38 ans avant que le peuple d’Israël entrer dans la terre promise?

Voici une série de « Réflexions pratiques sur le Deutéronome », débutant avec le premier chapitre, intitulé « Le long voyage de l’incrédulité ».

Voici un survol rapide de cette présentation du chapitre 1 :

  • 01:29 Mise en contexte du livre (v. 1–5)
  • 05:34 Historique des voies de Dieu envers Israël (v. 6–8)
  • 05:48 — Appel à prendre possession du pays promis
  • 08:58 La charge du peuple et ses soins (v. 9–18)
  • 13:22 — « Comment porterais-je, moi seul, votre charge, et votre fardeau, et vos contestations ? »
  • 22:30 Le peuple se met en marche (v. 19–21)
  • 24:13 — Un peu trop confortable ?
  • 26:13 — Le peuple est invité à prendre possession du pays
  • 27:19 Envoi des espions (v. 22–25)
  • 28:25 — Des détails différents de Nombre 13
  • 30:07 — Le rapport des espions
  • 33:18 — Et nous ?
  • 34:15 L’incrédulité et la désobéissance (v. 26–33)
  • 35:43 — Le manque de foi en Dieu amène à la désobéissance
  • 39:43 — Moïse rappelle au peuple la fidélité et la puissance de Dieu
  • 40:51 — Les expériences du passé ne sont pas une garantie pour demain
  • 43:11 Le gouvernement de Dieu sur l’incrédulité (v. 34–36)
  • 43:47 — Voilà, l’éternel fut courroucé.
  • 44:44 — Le peuple est jugé à cause de son incrédulité
  • 45:12 — Cette méchante génération incrédule devait passer.
  • 45:53 La loi ou la grâce pour entrer dans l’héritage ? (v. 37–38)
  • 48:03 La foi, seul moyen pour posséder l’héritage (v. 39–40)
  • 49:44 — Pour nous, quant à la foi
  • 52:04 Volonté propre et désobéissance mènent à la défaite (v. 41–46)
  • 53:25 — L’obstination
  • 54:24 — Avertissement
  • 55:34 — Et c’est là la leçon principale et la plus importante !

 

Transcription de cette présentation

Alors bonjour à tous, on va faire aujourd’hui une nouvelle série sur le livre du Deutéronome, dans la grâce de Dieu.

On va regarder à quelques réflexions pratiques sur le Deutéronome. Et c’est vraiment l’objectif des présentations que l’on va faire maintenant, de ces études, pour trouver des réflexions pratiques. Donc, ça ne sera pas une exposition nécessairement du livre du Deutéronome, mais le désir est de trouver à travers un exposé quand même léger, de trouver des réflexions pratiques pour nous, pour notre marche comme enfant de Dieu, comme croyant.

Donc, on lit dans le Nouveau Testament que ces choses ont été écrites, ce qui est arrivé à Israël, ont été écrites pour notre instruction. Et bien, on désire trouver instruction aussi d’une façon pratique dans le livre du Deutéronome.

Et on va commencer notre série d’études, de réflexion pratique, sur le chapitre 1 — bien évidemment — que j’ai intitulé pour cette présentation, le long voyage de l’incrédulité. Et on trouve en effet dès le début de ce livre du Deutéronome, une introduction qui arrête notre attention dès le départ.

Alors, on va regarder ensemble les premiers versets du livre du Deutéronome, les versets 1 à 5. On va les lire et puis ensuite, on va commenter. Et ce sera aussi la façon de procéder pour tout l’exposé du chapitre. On va lire une portion et puis ensuite, on va faire quelques réflexions pratiques sur cette portion.

Donc dans les versets 1 à 5, c’est une mise en contexte du livre du Deutéronome que nous trouvons. Donc Moïse nous indique un peu les circonstances où le peuple est à ce moment-là.

« Ce sont ici les paroles que Moïse dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine, vis-à-vis de Suph, entre Paran et Thophel, Laban, Hatséroth et Di-Zahab. Il y a onze journées depuis Horeb, par le chemin de la montagne de Séhir jusqu’à Kadès-Barnéa. — Et il arriva, en la quarantième année, au onzième mois, le premier jour du mois, que Moïse parla aux fils d’Israël, selon tout ce que l’Éternel lui avait commandé pour eux, après qu’il eut frappé Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon, et Og, roi de Basan, qui habitait à Ashtaroth, à Édréhi. En deçà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à exposer cette loi, en disant : »

Alors, on va voir qu’est-ce que Moïse a dit dans quelques instants, mais avant on remarque déjà dès le départ que Moïse nous mentionne qu’il y avait onze jours pour atteindre la terre promise. Mais l’incrédulité du peuple, son manque d’obéissance, sa foi absente en Dieu, a mis le pays de la promesse à trente-huit années de marche. Il y avait pourtant seulement onze jours pour aller dans la terre promise, mais c’est trente-huit ans plus tard — c’est la quarantième année, le onzième mois, le premier jour du mois — que Moïse finalement parle au peuple d’Israël, au fils d’Israël, qui est maintenant prêt à entrer dans la terre promise.

Qu’est-ce qui s’est passé ces trente-huit années avant? Et bien c’est ce que nous allons voir dans les versets qui suivent du chapitre 1 du Deutéronome.

Aussi, c’est seulement après la victoire sur Sion, dans Deutéronome chapitre 2 — on y viendra plus tard, Dieu voulant — et la victoire sur Og, Deutéronome chapitre 3, juste avant d’entrer dans la terre promise, que Moïse peut et va exposer la loi. C’est ce qu’on lit dans les versets 3 à 5.

Il y a une leçon ici pour nous. Ce n’était pas possible, ni le temps avant pour le peuple d’entendre ces choses et d’en être rendu intelligent. Il fallait que premièrement, deux ennemis qui faisaient obstacle au peuple soient vaincus. Et pas seulement cela — nous le verrons aussi dans la suite des versets — autre chose devait arriver. Mais maintenant le temps était venu.

Ces deux ennemis, c’était Sihon, qui a la prétention de faire obstacle au progrès du peuple pour la possession de son territoire, et Og, qui est confortablement installé et veut défendre ses biens.

Nous allons en tirer plusieurs autres applications un peu plus tard dans les chapitres 2 et 3, mais on peut simplement dire maintenant qu’il fallait que le peuple apprenne à se soumettre aux pensées de la parole de Dieu et à abattre les prétentions et l’élévation des hommes face aux choses de Dieu. Et il devait aussi apprendre à désirer les choses de Dieu et non pas les biens et le confort de ce monde. Donc ce sont des applications que nous verrons avec Sihon et Og. Je les mentionne simplement rapidement ici. Alors ces prétentions, ce confort du monde, enlèvent tout appétit pour les choses et les promesses de Dieu, qui sont pour nous encore invisibles à l’œil, mais pas à l’œil de la foi.

Moïse va donc débuter son exposé en faisant un rappel des événements pour la nouvelle génération du peuple qui va bientôt entrer dans la terre promise. Regardons maintenant, dans la suite de ce chapitre, à l’historique des voix de Dieu envers Israël. Et pour cela, on va lire les versets 6 à 8.

« L’Éternel, notre Dieu, nous parla en Horeb, disant : Vous avez assez demeuré dans cette montagne. Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens et dans tous les lieux voisins, dans la plaine, dans la montagne, et dans le pays plat, et dans le midi, et sur le rivage de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate. Regarde, j’ai mis le pays devant vous : entrez, et possédez le pays que l’Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac, et à Jacob, de leur donner, et à leur semence après eux. »

Donc voilà cette première section, je l’ai intitulée : « Un appel à prendre possession du pays promis ».

Et c’est ce que Moïse fait ici avec le peuple : il les appels à prendre possession. Donc, après leur avoir donné la loi, l’Éternel a dit au peuple de partir et de prendre le pays. Donc on se souvient bien, ils sont sortis d’Égypte, ils ont été au Mont Sinaï, ils ont reçu la loi, ils ont bâti le tabernacle et quand tout fut terminé, Dieu leur a dit : « Bien, maintenant montez, on y va. » Et ce fut le grand départ.

Alors voilà, Dieu avait mis le pays devant eux et il ne leur restait qu’à entrer et le posséder. Quelque chose extraordinaire était placé devant eux. Est-ce qu’il devait y avoir quelque obstacle que ce soit pour agir après avoir reçu une telle promesse et d’avoir vécu toutes ces choses : sortie d’Égypte, les grands miracles, la grande délivrance, le cantique de réjouissance qu’ils ont émis même dans Exode chapitre 15, ils ont reçu la loi, ils ont vu des choses extraordinaires, et maintenant c’était l’accomplissement de la promesse : ils entraient dans la terre promise… Est-ce qu’il y avait quoi que ce soit qui devait les empêcher d’entrer? Seule l’incrédulité peut trouver des obstacles.

Et bien est-ce qu’on ne fait pas nous aussi souvent la même chose? Mais il faut plutôt qu’on agisse sur la base des promesses de Dieu et non pas élever des obstacles et des raisonnements dans nos esprits.

Comment est-ce qu’on réagit, nous, lorsqu’on entend les promesses de Dieu qui nous sont faites? Est-ce qu’au lieu d’y ajouter foi, nous laissons libre cours à nos propres pensées et aux doutes? Par exemple :

« Ah, c’est bien beau, mais ce n’est pas pour moi. »

« C’est trop beau pour être vrai. »

« Ah, c’est certainement vrai pour ceux qui sont plus spirituels que moi et qui n’ont pas commis telle et telle faute dans leur vie. »

« Ce n’est pas pour moi. »

Vous savez, ce genre de raisonnement là c’est justement des obstacles qui vont nous empêcher de jouir et de profiter de toutes les bénédictions que nous avons dans le Seigneur Jésus. Et pourtant, Dieu nous donne ses promesses et nous invite à les saisir par la foi. Soit nous croyons les promesses de Dieu avec confiance, soit nous doutons et nous perdons tout.

On va voir dans quelques instants que le peuple s’est bel et bien mis en marche. Mais juste avant la mise en marche du peuple — que Moïse raconte aussi — il dit quelque chose d’autre avant.

Examinons ce qui est arrivé juste avant leur départ. Pour cela, on va poursuivre notre lecture dans les versets 9 à 18.

« Et je vous parlai, en ce temps-là, disant : Je ne puis, moi seul, vous porter. L’Éternel, votre Dieu, vous a multipliés, et vous voici aujourd’hui, en multitude, comme les étoiles des cieux. Que l’Éternel, le Dieu de vos pères, ajoute à votre nombre mille fois ce que vous êtes, et vous bénisse, comme il vous l’a dit! Comment porterais-je, moi seul, votre charge, et votre fardeau, et vos contestations? Donnez-vous des hommes sages, et intelligents, et connus, selon vos tribus, et je les établirai chefs sur vous. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu as dit de faire est bonne. Et je pris les chefs de vos tribus, des hommes sages et connus, et je les établis chefs sur vous, chefs de milliers, et chefs de centaines, et chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines, et officiers sur vos tribus. — Et je commandai à vos juges, en ce temps-là, disant : Écoutez les différends entre vos frères, et jugez avec justice entre un homme et son frère, et l’étranger qui est avec lui. Vous ne ferez point acception des personnes dans le jugement; vous entendrez aussi bien le petit que le grand; vous n’aurez peur d’aucun homme, car le jugement est de Dieu; et l’affaire qui sera trop difficile pour vous, vous me la présenterez, et je l’entendrai. Et je vous commandai, en ce temps-là, toutes les choses que vous devez faire. »

La charge du peuple et ses soins.

Dieu a pourvu pour qu’il y ait plusieurs surveillants qui devaient agir selon la Parole. Le peuple était devenu très nombreux et de l’aide était nécessaire. Les juges ne devaient pas craindre l’homme, mais devaient craindre Dieu et rendre un jugement qui était juste.

Dans cette circonstance-là, il y a une chose qui est particulière et intéressante à remarquer, c’est qu’on ne voit pas que Moïse ait placé ce problème qu’il voyait devant Dieu pour recevoir des instructions quant à quoi faire.

Le passage qui se rapproche le plus près de ces choses, et je crois que c’est le passage qui parle de cela, auquel Moïse fait référence ici dans le Deutéronome, c’est dans Exode au chapitre 18, dans les versets 13 à 26. C’est le passage qui nous montre les mêmes événements, même si chronologiquement ce qui est dit ici est après Horeb. Donc, dans le cas d’Exode 18, c’est sous la suggestion de Jéthro que Moïse a agi dans les faits. Mais ces choses ne nous sont pas rappelées dans le Deutéronome.

Et c’est une bonne occasion pour rappeler aussi que le livre du Deutéronome n’est pas une simple répétition de tout ce qui a été dit dans le passé. Il ne faut pas oublier tout le contexte. C’est une nouvelle génération qui n’ont pas vécu ou qui n’ont pas nécessairement le souvenir clair — certains oui, parce que c’étaient ceux qui étaient vingt ans et moins, qui sont maintenant sur le point d’entrer dans la terre promise, trente-huit ans plus tard — donc, ceux-là se font dire de nouveau ce qui s’est passé. C’est une approche différente, mais complémentaire des événements. Et le livre du Deutéronome aussi présente beaucoup d’instructions pour la marche du peuple lorsqu’ils seront dans la terre promise. Donc, entre autres, ce qui est la base de leur bénédiction et comment ils pourront continuer de profiter de ces bénédictions de Dieu, et aussi les avertissements. Les avertissements et ce qui va arriver s’ils désobéissent à la parole de Dieu. Donc, tout cela se trouve dans le livre du Deutéronome. Ce n’est pas une simple répétition de la loi. C’est vraiment la loi et les expériences du peuple jusque-là, qui sont données de nouveau à une nouvelle génération.

Donc, il semblerait qu’il y ait eu néanmoins liberté pour Moïse d’agir comme il l’a fait, selon la sagesse que Dieu lui avait donnée. Et de toute évidence, un homme ne pouvait pas gérer seul toutes les affaires du peuple. Tout le peuple, lorsqu’il a entendu cela — on l’a vu dans le passage — a trouvé que c’était bon.

Moïse avait dit : « Comment porterais-je, moi seul, votre charge, et votre fardeau, et vos contestations? » Tout ce qui était fait ici, tout ce que Moïse nous rapporte, c’était pour porter les fardeaux et les contestations du peuple.

Ça nous rappelle quelque chose, malheureusement, concernant nos propres cœurs.

De façon intéressante, Joseph a dû dire à ses frères aussi, dans Genèse chapitre 45 au verset 24 : « Ne vous querellez pas en chemin. »

Et puis, on a l’exemple du Nouveau Testament aussi de Philippiens chapitre 4, verset 2, où Paul encourage nos sœurs Évodie et Syntiche à avoir une même pensée.

Est-ce qu’on ne trouve pas malheureusement aussi des contestations, des lourdeurs, des fardeaux dans nos propres cœurs parfois? Mais le Seigneur, dans sa grâce, il a pourvu à des moyens pour y répondre. Il a pourvu au peuple. Il a pourvu pour nous encore aujourd’hui.

On doit porter, on lit dans Galates chapitre 6, les fardeaux les uns les autres. Et puis, pour les contestations, il faut juger justement dans le Seigneur. Dans 1 Corinthiens 6, on voit que dans l’assemblée, il faut trouver des personnes qui peuvent donner un jugement impartial lorsque, malheureusement, c’est nécessaire. Mais pas devant les tribunaux, entre nous. Et le mieux, c’est d’être en paix entre nous, nous encourageant les uns les autres, nous édifiant sur notre très sainte foi. Mais tristement, parfois, il y a ces contestations et puis y a ces fardeaux. Mais il faut aussi, lorsqu’ils arrivent, il faut aussi bien les administrer selon la pensée de Dieu.

Et c’est cela que Moïse y fait ici. Il établit ces hommes, et ils devaient craindre Dieu. Ils devaient donner un juste jugement. Donc, c’était cela pour eux et c’est cela encore pour nous, par l’Esprit, par la parole de Dieu.

Le Seigneur Jésus, néanmoins, nous donne un enseignement qui est beaucoup plus élevé, qui doit être — c’est une aspiration pour nous, pour ainsi dire — il doit être cet enseignement que nous devons suivre. Lorsqu’il dit dans l’Évangile de Matthieu, chapitre 5, dans les versets 39 à 41 :

« Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre; et à celui qui veut plaider contre toi et t’ôter ta tunique, laisse-lui encore le manteau; et si quelqu’un veut te contraindre de faire un mille, vas-en deux avec lui. »

Paul aussi, je crois que c’est aussi dans 1 Corinthiens chapitre 6, il dira aux Corinthiens : Pourquoi est-ce que vous supporteriez pas un peu d’injustice? Au lieu de vous traîner en cours, puis vous… courir après comme ça.

Le Seigneur Jésus, c’est exactement ça qu’il nous dit dans ce passage.

Des fois malheureusement, à cause de la chair qui n’est pas jugée en nous, ce genre de choses peut sortir du cœur même de croyant. Et c’est vraiment une chose très triste à dire. Mais quand cela arrive, il faut plutôt le juger et agir aussi correctement face à ces choses.

Donc, Moïse instruit ces hommes à faire ce qui est juste dans les versets 16 à 18.

Ce que Moïse a fait ici en établissant ces hommes concernant les besoins qui étaient devant lui pour les soins du peuple, nous fait penser aussi à quelque chose de similaire dans le Nouveau Testament concernant d’autres besoins. Ce n’est pas le même événement, ce n’est pas pour les mêmes raisons, mais les circonstances sont similaires.

On peut en effet faire un rapprochement avec le choix de sept serviteurs dans l’assemblée de Jérusalem en Acte chapitre 6, pour le service aux tables. Bien que le contexte puis le service, encore une fois, soit tout à fait différent.

Les apôtres avaient dit, parce qu’il y en a qui se plaignaient, il y avait justement des contestations, que le service pour les veuves n’était pas bien fait. Les apôtres ont dit : « On ne peut pas passer tout notre temps à faire ça. »

Un peu comme Moïse ici aussi dit, si on lit dans les livres parallèles, qu’il ne pouvait pas non plus tout le temps gérer tout le peuple. Jéthro lui dit : « Tu vas t’y puiser, ne fais pas ça. Toi, sois devant Dieu, représente le peuple et sois devant Dieu pour le peuple. Ok? Et puis pour le peuple, établit des hommes sages, puis ils vont s’occuper des choses. Puis lorsque ça va être compliqué, lorsque ça va être nécessaire de consulter Dieu, ils viendront à toi et Dieu t’instruira sur ce qu’ils doivent faire. »

« C’est une bonne idée. »

Dans le livre des Actes, au chapitre 6, c’est la même idée que l’on trouve. Les apôtres vont dire au verset 4 :

« Et, pour nous, nous persévérerons dans la prière et dans le service de la parole. »

Qu’est-ce que le peuple a répondu? Qu’est-ce que les frères et sœurs ont répondu au verset 5?

« Et ce discours plut à toute la multitude ».

Et puis là, ils ont choisi des hommes aussi pour être établis, pour faire le service aux tables. Quel était le point clé? Ils étaient remplis de l’Esprit. Ils étaient remplis de l’Esprit pour tout service.

On reviendra un peu sur cette pensée.

Une autre leçon qu’on peut tirer aussi, c’est que justement, l’Esprit est nécessaire. Aussi doué que puisse être un homme, il ne peut pas tout faire, ni n’a tous les dons nécessaires. Ce serait même la présomption de croire qu’on puisse tout faire dans le service du Seigneur. Ça serait même se croire meilleur que Moïse. La pensée de Dieu, ce n’est pas ça.

La pensée de Dieu, c’est celle d’un corps dont tous les membres sont unis et actifs pour le bien commun et l’accroissement du corps. Et tous ont l’Esprit. Donc, voilà. Un corps qui fonctionne ensemble, bien uni, pas une personne ou un certain nombre limité de personnes qui agit pour tous les autres, c’est faux ce principe. Malheureusement, on trouve ça beaucoup dans l’Église aujourd’hui, où on a des systèmes organisés par les hommes. Ça nous semble intellectuellement correct et bon.

Le peuple, qu’est-ce qu’il a demandé? Un roi, on veut un roi comme les nations. Je ne veux pas embarquer trop sur ce sujet-là, mais l’homme aime organiser.

Puis même aujourd’hui, la nature religieuse en nous, dans l’Assemblée, on a l’impression que de l’organisation, puis des gens qui ont des étiquettes avec des titres, puis qui font des choses, c’est bon, c’est bien organisé. Mais Dieu a jamais… Trouvé moi la preuve de cela dans le Nouveau Testament, on peut en discuter, ce n’est pas notre sujet présentement. Ce n’est pas cela, c’est celle d’un corps.

L’Esprit Saint donne des dons à tous les membres du corps, et tout le corps doit bien fonctionner, uni ensemble pour tout l’accroissement du corps. Est-ce qu’il y a des dons plus particuliers pour certains services? Oui, ça, c’est vrai, mais pas pour être différent des autres, pour que tous ensemble, le corps fonctionne bien.

Je ne vais pas aller plus loin sur le sujet pour l’instant, je ne fais que l’introduire ici dans ces pensées, dans ces réflexions pratiques sur le Deutéronome et dans ce qui se passe ici, dans ce que Moïse vient de faire.

Eh bien, rappelons-nous une chose, c’est que chacun doit servir selon ce qu’il a reçu du Saint Esprit, en don et en capacité. Parce que peut-être que deux personnes ont le même don, entre guillemets, mais pas la même capacité non plus.

C’est tout aussi faux de vouloir faire quelque chose pour laquelle on n’a pas été équipé ni appelé, que de penser que Dieu nous a appelé à tout faire, tout le service, ou que Dieu a appelé simplement un groupe limité d’hommes — eux, vont tout faire. Ça, c’est faux.

Donc voilà, ici, ce sont des hommes sages et intelligents et connus — nous lisons au verset 13 de notre chapitre de Deutéronome, qui ont été établis.

Et dans le livre des Actes, ce sont des hommes qui étaient remplis de l’Esprit aussi, qui avaient un bon témoignage, etc. On voit les belles qualités qu’il y avait en eux. Ce sont de tels qui ont été établis pour ses services pratiques pour le peuple dans le livre des Actes.

Dans Nombres, au chapitre 11, il y a un autre événement semblable qui s’est présenté après le départ du camp et avant l’envoi des espions. Dans cette circonstance, Moïse était découragé par l’attitude du peuple et il a même demandé la mort. Dans cette circonstance, il est allé à Dieu et Dieu a donné la solution à la problématique. Il a donné de l’Esprit qui était sur Moïse sur soixante-dix anciens qui allaient porter le fardeau du peuple avec Moïse.

On comprend que Moïse avait ce qu’il fallait. C’est de ce qui était sur lui qui a été donné aux soixante-dix autres, de l’Esprit qu’il avait reçu de Dieu qui a été donné aux soixante-dix autres. Les ressources de la part de Dieu ne manquaient pas. Mais d’un autre côté, on peut voir que Dieu reconnaît aussi les limites de Moïse pour cette charge. Et puis la charge allait être partagée avec soixante-dix autres hommes.

C’était la pensée de Dieu qu’il ne soit pas seul à porter la charge de tout le peuple. Sinon, Dieu n’aurait pas fait cela et il aurait plutôt encouragé Moïse autrement à persévérer malgré la charge. Mais on voit que c’était la pensée de Dieu qu’à ce moment-là, ces choses soient faites.

Remarquons encore que ce qui donnait la capacité à ces hommes de faire le travail — Moïse et les anciens — c’était encore une fois l’Esprit de Dieu qui était sur eux. Il en est ainsi pour tout service pour Dieu. C’est seulement par l’Esprit que quelque service que ce soit peut être fait.

On va regarder maintenant aux versets 19 à 21 de notre chapitre.

« Et nous partîmes d’Horeb, et nous traversâmes tout ce grand et terrible désert que vous avez vu, le chemin de la montagne des Amoréens, comme l’Éternel, notre Dieu, nous l’avait commandé, et nous vînmes jusqu’à Kadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes arrivés jusqu’à la montagne des Amoréens, laquelle l’Éternel, notre Dieu, nous donne. Regarde, l’Éternel, ton Dieu, a mis devant toi le pays : monte, prends possession, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit; ne crains point et ne t’effraye point. »

Ne crains point et ne t’effraie point. Belle expression que nous trouvons encore dans le livre de Josué. Alors, cette section je l’ai intitulée : « Le peuple se met en marche. »

On voit ici que le peuple, justement, s’est mis en marche. Et dans Nombres 11, encore une fois, on voit malheureusement, par contre, que le peuple s’est aussi plaint. Ils venaient de partir, puis les plaintes commencent à abonder, et qu’il y avait eu aussi sur eux un jugement de Dieu à cause de ces plaintes. On voit déjà se manifester l’insatisfaction, et même qu’au chapitre 12 du livre des Nombres, Marie et Aaron ont aussi parlé contre Moïse. Mais aucune de ces choses ne nous sont rappelées ici dans le livre du Deutéronome.

Avec ces plaintes — je fais une petite réflexion parallèle ici — avec ces plaintes puis toutes ces petites choses-là qui sont arrivées au moment où le peuple partait, est-ce qu’on ne pourrait pas se demander si, par hasard, le peuple n’était pas devenu un petit peu trop confortable en Horeb, dans leur tente?

Est-ce qu’il n’était pas délivré d’Égypte et du pharaon?

Est-ce que ce n’était pas suffisant?

En plus, il venait de recevoir la loi. Qu’est-ce qui leur manquait au peuple?

On pourrait s’imaginer pratiquement les entendre dire : « Oui, mais écoute, les promesses de Dieu, c’est bien beau, mais c’est encore loin. Et puis là, bien qu’on soit des voyageurs, bien qu’on soit des pèlerins sous des tentes, on est pas mal confortable quand même. On garde ça comme ça, puis l’affaire est réglée. »

Josué, plus tard, pas dans le même contexte, pas dans les mêmes circonstances, il dira une phrase qui ressemble à ça un petit peu. Encore une fois, le contexte et les circonstances sont complètement différents. Mais je vais citer Josué, chapitre 7, verset 7. Il dit ceci : « Si seulement nous avions su être contents, et que nous fussions demeurés au delà du Jourdain! »

Josué était découragé quand il a dit ça. C’était le peuple qui venait de perdre la bataille contre Aï. Il y avait du péché dans le camp, etc. C’est tout un sujet d’étude. Mais cette pensée, encore la même pensée : « Si on avait été juste content de ce qu’on avait, puis laissé faire le reste? »

Ça nous arrive d’avoir la même réflexion. On fait ça, nous aussi, dans notre vie comme croyant. On le fait plus qu’une fois, parfois. Ce n’est pas la pensée de Dieu qu’on pense comme cela. Voilà, on voit derrière toutes ces manifestations de la chair — parce que ce sont des manifestations de la chair, ces plaintes et toutes ces choses — qu’il y avait quelque chose, mais il y avait encore quelque chose de plus sournois et de pire. Puis ça, on va le voir dans la suite de nos versets ici, qu’est-ce qui aurait été manifesté à la fin de tout.

En ce qui nous concerne, que le Seigneur nous garde d’avoir de tels cœurs plaintifs et insatisfaits, mais plutôt d’aller à Dieu avec confiance et foi pour tous nos besoins.

Une fois arrivé, Moïse encourage encore le peuple à prendre possession du pays. Ils avaient la promesse de Dieu. Est-ce qu’ils allaient croire et mettre leur confiance en Dieu pour prendre possession?

On peut se poser, nous aussi, la même question. Pour nous, le pays, ce sont les lieux célestes où nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle en Christ. Notre combat, il est spirituel. Éphésiens, chapitre 6. La possession effective pour nous de toutes les promesses qui nous ont été faites est pour très bientôt. Mais dans l’attente, le Seigneur désire que nous jouissions dès à présent de toutes ces bénédictions spirituelles que nous avons dans les lieux célestes en Christ. Éphésiens, chapitre 1, verset 3 et suivants.

Puissions-nous, frères et sœurs, désirer avec ardeur d’entrer dans le bien de ces choses que Christ nous a acquis par son œuvre à la croix, d’entrer dans la possession des bénédictions spirituelles que nous avons en Christ.

Regardons maintenant aux versets 22 à 25.

« Et vous vous approchâtes tous de moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes devant nous, et ils examineront le pays pour nous, et ils nous rapporteront des nouvelles du chemin par lequel nous pourrons monter et des villes auxquelles nous viendrons. Et la chose fut bonne à mes yeux, et je pris d’entre vous douze hommes, un homme par tribu. Et ils se tournèrent, et montèrent dans la montagne, et vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et explorèrent le pays. Et ils prirent dans leurs mains du fruit du pays et nous l’apportèrent, et ils nous rendirent compte et dirent : Le pays que l’Éternel, notre Dieu, nous donne, est bon. »

Le pays que l’Éternel, notre Dieu, nous donne, est bon. Cette section, je l’intitule : « Envoi des espions. »

Le triste récit de l’incrédulité qui ne pouvait que reconnaître l’excellent don de Dieu, mais ne croyant pas, se trouve maintenant sous nos yeux. Même avec les encouragements de la foi, ils étaient sans foi.

En Nombres 13, on voit que c’est Dieu qui envoie les espions. On voit Moïse, Dieu lui dit : « OK, on envoie les espions, etc. » C’est ce qu’on lit. Vous irez voir nombre 13 : c’est vraiment différent de ce qui nous est présenté ici. Ce n’est pas contradictoire, c’est complémentaire.

Et maintenant, en rétrospective, Moïse, trente-huit ans plus tard, raconte les mêmes événements, mais il rajoute des petits détails maintenant que lui a bien discerné. Ici, les choses nous sont présentées d’un autre point de vue : c’est le peuple qui avait demandé à ce que des espions soient envoyés.

Et puis Moïse, lui, ne se doutait probablement pas de ce qu’il y avait dans le cœur du peuple. Il ne savait pas. Moïse, lui, il n’était pas Dieu. Alors, rétrospectivement, maintenant, il fallait reconnaître que c’était leur manque de foi qui les faisait agir. Et c’est ce qui nous est présenté dans cette portion.

Sur le coup, ça semblait bien aux yeux de Moïse. Et puis Dieu, il a agréé à cela. C’est pour cela que dans le livre des Nombres Moïse écrit que Dieu a dit d’envoyer des espions. Et c’était tout à fait vrai. Dieu a agréé à cela. Mais, c’était la mise à l’épreuve de leur foi, ou plutôt la manifestation de ce qu’il y avait vraiment dans leur cœur.

Est-ce que la vraie foi a besoin de preuves? Est-ce que celui qui croit Dieu et met toute sa confiance en lui a besoin de preuves? La réponse, c’est non. Pourquoi est-ce que le peuple voulait envoyer des espions pour examiner le pays?

Quel fut le rapport des espions aussi? Que le pays est bon!

Le pays est bon, c’est ce qu’ils ont dit. Est-ce que rien d’autre ne pouvait être dit concernant le pays? Dieu lui-même l’avait dit que c’était un pays qui était bon. Mais l’incrédulité n’a d’yeux que pour les difficultés apparentes.

Est-ce qu’il y avait quoi que ce soit de nouveau dans le rapport des espions? Est-ce qu’il y avait quoi que ce soit de nouveau comme information pour le peuple? Un bon pays et des ennemis. C’est exactement ce que l’Éternel leur avait dit. Il l’avait dit à Moïse, vous irez lire dans Exode, chapitre 3, verset 8.

À vrai dire, je vais citer. Exode chapitre 3 verset 8. Écoutez bien. C’est l’Éternel qui parle à Moïse.

« Et je suis descendu pour le délivrer [le peuple] de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d’habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien. » (Exode 3:8)

De façon intéressante, c’est dans le Deutéronome aussi que nous trouvons cinq fois l’expression de nation plus grande, plus forte, plus nombreuse qu’Israël. Je vous laisse faire la recherche : chapitre 11, verset 23; chapitre 9, verset 1; chapitre 7, verset 17, verset 1; chapitre 4, verset 38. Cinq fois, on lit ces expressions-là. Et c’est dans le Deutéronome qu’on les lit. On ne les lit pas avant.

Mais voilà, les espions ont vu exactement ce que l’Éternel avait dit déjà à Moïse dans Exode 2. Il n’y avait rien de nouveau. Aucune surprise. Est-ce qu’il faut en être étonné?

Frères et sœurs, Dieu nous communique toujours la vérité. Il nous dit les choses vraies, telles qu’elles sont. Lorsqu’il a dit à Adam : si tu manges de l’arbre, la connaissance du bien et du mal, tu mourras certainement, c’est exactement ça qui est arrivé. Puis aujourd’hui, les promesses qu’il nous donne en Christ, en celui qui a mis sa foi et sa confiance en son œuvre accomplie à la croix, ce qu’il a dit, c’est exactement ça qui va arriver. Toutes les promesses, toutes les prophéties qui ont été dites concernant Christ, qui ont été accomplies… Voilà! Elles ont été accomplies, c’est ça qui est arrivé. Et toutes les autres, encore, prophéties qui sont écrites dans la parole de Dieu concernant la deuxième venue en gloire de Christ et pour le jugement et pour établir son règne sur la terre, ça va tout arriver. Dieu nous dit la vérité. Il n’y a aucune surprise.

Dieu avait dit les choses telles qu’elles étaient au peuple. Il n’y avait aucune surprise. Mais voilà, il fallait envoyer des espions. Et malheureusement, le peuple n’avait de yeux que pour les obstacles, les ennemis qui étaient plus forts qu’eux, plus nombreux et plus grands qu’eux. Ils ne regardaient ni à la bénédiction ni à Dieu qui était plus fort et plus grand que ses ennemis afin de posséder le pays qu’il leur donnait selon sa promesse et son appel.

Voilà, c’était ça le problème. Ils voyaient, ils regardaient aux choses qui étaient — voilà, à ce qu’une personne va regarder lorsqu’elle manque de foi. Celui qui a la foi, lui, il regarde à Dieu.

Et puis nous — une petite application, une réflexion pratique encore pour nous — nous qui sommes bénis de toutes bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ, et bien, à quoi est-ce que nous regardons?

Parce que si d’un côté, on est béni, d’un autre côté, le Seigneur Jésus nous a dit aussi que nous aurions des persécutions et de la tribulation dans le monde et qu’il y aurait des divisions dans les familles à cause de son nom, et qu’il nous faut porter chacun sa croix.

À quoi est-ce qu’on regarde? Est-ce qu’on regarde aux épreuves ou aux bénédictions et précieuses promesses, et à Dieu qui nous mène toujours en triomphe dans le Christ? À qui est-ce qu’on regarde? C’est notre choix à nous aussi.

On peut écouter la voix des dix qui sont tous découragés, qui sont sans foi, que c’est impossible, on ne pourra jamais y arriver… Ou on peut regarder à Dieu qui, lui, nous mène en triomphe dans le Christ.

C’est vraiment une leçon importante pour nous de réaliser ces choses-là.

Regardons maintenant aux versets 26 à 33.

« Mais vous ne voulûtes pas monter, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, votre Dieu. Et vous murmurâtes dans vos tentes et vous dîtes : C’est parce que l’Éternel nous hait, qu’il nous a fait sortir du pays d’Égypte, afin de nous livrer aux mains des Amoréens, pour nous détruire. Où monterions-nous? Nos frères nous ont fait fondre le cœur, en disant : C’est un peuple plus grand et de plus haute taille que nous; les villes sont grandes, et murées jusqu’aux cieux; et de plus nous avons vu là des fils des Anakim. — Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas, et ne les craignez point; l’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux, en Égypte, et dans le désert, où tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci. Mais, dans cette circonstance, vous ne crûtes point l’Éternel, votre Dieu, qui, afin de reconnaître pour vous un lieu pour que vous y campiez, allait devant vous dans le chemin, la nuit, dans le feu, pour vous faire voir le chemin où vous deviez marcher, et, le jour, dans la nuée. »

Cette section s’intitule : « L’incrédulité et la désobéissance. »

Voilà, suite au rapport des espions qui n’apportaient dans les faits rien de nouveau, ils ne voulurent pas monter. Leur incrédulité se manifeste et amène à la désobéissance ainsi qu’à la manifestation de la volonté propre. On va même jusqu’à salir la personne de Dieu en disant qu’il les haïssait et qu’il voulait les détruire. Oui, il y a dix espions qui ont fait fondre le cœur du peuple, mais ils n’ont pas eu d’oreille non plus pour les deux espions qui, eux, ont donné un rapport fidèle et plein de foi. C’est un peu comme nous lisons dans 2 Timothée au chapitre 4, au verset 3.

« Car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s’amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises ».

Alors voilà, on voit des gens ici qui s’amassent, des personnes qui plaisent à leurs oreilles, et c’est exactement ce que le peuple a fait ici. Ils n’avaient d’oreille que pour ce qu’ils voulaient entendre. Les cœurs étaient manifestés. Ils ont prêté l’oreille à ceux qui avaient une aussi grande absence de foi que tous les autres.

Voilà, au lieu de regarder à Dieu, à sa puissance, à ses promesses, ce sont les murmures qui se font entendre. Et puis soudainement, les murs des villes allaient jusqu’aux cieux. C’est fou comment, lorsqu’on ne croit pas, les murs vont jusqu’aux cieux, mais lorsqu’on a la foi, les murs... Dieu les fait tomber lui-même. Pas de problème.

Jéricho en sera l’exemple à l’autre génération qui rentre pour prendre la terre promise. Voilà, pas de foi, les murs, les obstacles, des montagnes infranchissables, des murs qui vont jusqu’aux cieux.

Est-ce que nous voyons aussi les choses comme le peuple parfois? On n’oserait pas dire que Dieu nous hait. On ne dirait jamais ça quand même. On connaît l’œuvre de Christ à la croix, puis on a l’Esprit Saint qui est en nous. On ne dirait pas ça. On dirait encore moins qu’il veut nous détruire. On sait que c’est pour le salut qu’on a été racheté et sauvé, hein. Mais est-ce que peut-être, on pense qu’il n’est pas entièrement pour nous? Qu’il veut nous priver de bonnes choses? alors que dans les faits, il nous a tout donné en Christ.

Si notre cœur est parfois un petit peu trompeur et corrompu à cet égard, au lieu de regarder à Dieu, à toute sa bonté, et qui il est, tout ce qu’il a fait pour nous, et qu’il s’élève dans nos cœurs cette pensée que peut-être que Dieu a sa main contre moi. Eh bien, allons lire Romains chapitre 8, versets 29 à 39, puis saisissons ces paroles par la fois.

Le verset 31 nous dit : « Que dirons-nous donc à ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? »

Dieu, il est pour nous! Si Dieu n’était pas pour nous, tout serait contre nous. Mais il est pour nous. Qui sera contre nous maintenant?

Alors voilà, c’est un passage qui est magnifique, rempli de promesses. Et si cela est utile, allez le lire pour encourager vos cœurs, pour vous rappeler chacun personnellement comment Dieu, il est pour nous. Il vous aime.

Il veut que vous entriez dès à présent dans le bien de ces bénédictions que nous avons dans le Seigneur Jésus Christ, dans l’attente de l’accomplissement de la promesse de la rédemption de nos corps, où nous serons changés à l’image de Christ et où aussi tous ceux qui sont endormis, qui sont présentement dans la présence du Seigneur, seront aussi ressuscités que tous dans des corps glorifiés, nous serons dans la présence du Seigneur.

Eh bien, regardons à Dieu, demandons-lui d’entrer toujours plus dans la réalité présente de tout ce qui nous a été acquis et donné en Christ.

Dans les versets 29 à 31, Moïse rappelle au peuple la fidélité et la puissance de Dieu.

Rempli de zèle, il rappelle tout ce que Dieu a fait pour eux. Il ne manquait rien dans ce que Moïse avait dit, dans le verset qu’on vient de lire, rien dans ses paroles pour encourager et tirer les cœurs à mettre toute leur confiance en Dieu.

Dieu allait marcher devant eux et combattre pour eux.

La preuve était ce qu’il avait déjà fait en Égypte et dans le désert, et dans tous ses soins comme ceux d’un père envers son fils, pour les encourager et pour leurs besoins.

Pendant toute leur marche, il était devant eux la nuit dans la colonne de feu et le jour dans la nuée. Est-ce que Dieu aurait été capable de faire la même chose pour les conduire en victoire tout en les protégeant? Bien évidemment, mais malheureusement, ils n’ont pas voulu croire l’Éternel, leur Dieu.

C’est un rappel que même les expériences du passé, les plus fortes, ne sont pas une garantie du futur.

Il faut la foi en la parole de Dieu. Il faut garder notre confiance en Dieu continuellement et jour après jour. Il faut connaître Dieu tel qu’il est et lui faire confiance.

Ça montre aussi que même des signes ne vont pas donner la foi. Ils avaient vu la montagne, ils avaient entendu la voix, les trompettes, les tremblements de terre, le feu. Ils avaient vu tout ça. Et néanmoins, leur cœur, maintenant, il était rempli d’incrédulité.

On remarquera même que ce qui a encouragé Paul, ce n’étaient pas les grandes révélations qu’il avait eues. Ce n’était pas le fait qu’il avait vu le troisième ciel, puis il avait entendu des choses ineffables. Non. Ce qui le gardait, c’était la grâce, à tous les jours, la foi. C’était la personne de Christ. Ce n’étaient pas les visions.

D’ailleurs, le Seigneur Jésus a dit aussi dans l’histoire de Lazare et de l’homme riche, l’homme riche a dit : « Envoie Lazare pour parler à mes frères afin que… » Jésus a dit : « Ça ne sert à rien. Même si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts, il ne croirait pas plus. Ils ont la loi, qu’ils écoutent Moïse. »

Les signes, ce n’est pas ça qui donne la foi. Il faut regarder à Dieu, croire sa parole, le croire sur parole. Le cœur incrédule reste incrédule.

Ils avaient vu plusieurs miracles et signes et les soins de Dieu dans le désert, mais leur cœur reste ce qu’il est.

Il faut toujours ajouter foi à la parole de Dieu. Toujours. On ne peut pas avoir de victoire dans notre vie sans cela.

Et puis, vous voyez dans notre vie, juste pour l’appliquer ici avec Israël, on peut avoir des victoires sur certains domaines dans notre vie et manquer de foi pour d’autres. Il faut juger dans nos vies toute incrédulité puis le confesser au Seigneur. Et puis s’il le faut, allons même crier au Seigneur comme cet homme l’a fait, ce père en Marc 9 au verset 24, où il dit : « Je crois, viens en aide à mon incrédulité ». Disons-le au Seigneur si on manque de foi pour quelque chose. Et croyons, ne soyons pas incrédules. Faisons-lui confiance. Allons à lui, croyons la parole que Dieu nous a donnée.

Regardons maintenant les versets 34 à 36 ensemble.

« Et l’Éternel entendit la voix de vos paroles et fut courroucé, et jura, disant : Si aucun de ces hommes, de cette génération méchante, voit ce bon pays que j’ai juré de donner à vos pères!… excepté Caleb, fils de Jephunné : lui, le verra, et je lui donnerai, et à ses fils, le pays où il a marché, parce qu’il a pleinement suivi l’Éternel. »

« Le gouvernement de Dieu sur l’incrédulité. »

Voilà, l’Éternel fut courroucé, nous lisons dans ce passage. L’épître aux Hébreux reprend ces choses pour en tirer des leçons importantes. Le chapitre 3 entre autres, où nous lisons entre autres : « Et nous voyons qu’ils n’y purent entrer à cause de l’incrédulité. »

Et au chapitre 4, au verset 11, l’auteur dira : « Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là, afin que personne ne tombe en imitant une semblable désobéissance. » Et nous sommes appelés à persévérer par la foi.

Dans Hébreux 11 aussi, on apprend une autre leçon importante qui est directement reliée à notre sujet ici, c’est au verset 6 : « Or, sans la foi il est impossible de lui plaire; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent. »

Voilà, le peuple est jugé à cause de son incrédulité. Ce qu’ils ont craint dans les faits leur est arrivé, c’est-à-dire la mort. Ils craignaient que leurs enfants allaient mourir. Et ce sont dans les faits leurs enfants qui allaient entrer en possession. Quelle perte pour eux! Tout cela à cause de l’incrédulité.

Cette méchante génération incrédule devait passer. L’incrédulité ne pouvait pas posséder l’héritage promis. C’est une nouvelle génération qui, elle, a la foi, qui seule allait et pouvait entrer pour posséder la terre promise. L’incrédulité, elle, doit périr dans le désert.

C’est une leçon importante pour nous si nous voulons nous approprier et jouir de nos bénédictions spirituelles en Christ et si nous voulons goûter le salut de Dieu. Tnat qu’il y a de l’incrédulité qui se trouve dans notre cœur envers une chose, on ne verra pas non plus la réponse à ces choses. Mais lorsque la foi, elle, agit, la réponse vient.

Regardons aussi aux versets 37 et 38 pour un détail additionnel sur ce sujet.

« Contre moi aussi l’Éternel s’irrita, à cause de vous, disant : Toi non plus, tu n’y entreras pas. Josué, fils de Nun, qui se tient devant toi, lui, y entrera; fortifie-le, car c’est lui qui le fera hériter à Israël. »

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être dites ici, mais le point que j’aimerais amener, je l’ai mis dans le titre, c’est : « La loi ou la grâce pour entrer dans l’héritage? » C’est une question. Qu’est-ce qui nous fait entrer dans l’héritage au bout du compte?

Moïse se rappelle à cette occasion-là aussi sa propre faute et que c’est Josué qui va faire entrer le peuple dans l’héritage. Ce n’est pas le législateur, mais celui qui est un type de Christ qui fait entrer tout le peuple dans la promesse de la terre promise.

Autrement dit, la loi ne justifie pas et ce n’est pas par la loi que les promesses sont acquises. Tout cela a été donné jusqu’à Christ, on dit dans Galate 3, la loi. C’était simplement un tuteur. Josué, lui, il est un type de Christ qui fait entrer le peuple dans la terre promise. Il succède au législateur.

Voilà pour le commentaire très général, et c’est un très beau type que nous trouvons ici. C’est vraiment la grâce qui nous fait entrer dans les promesses. Ce n’est pas la loi.

En ce qui concerne Moïse, et bien voilà, il y avait eu aussi un peu de sa part… il y avait eu une faute, un manquement, de l’incrédulité peut-être. Il aurait dû parler au rocher, mais il a frappé deux fois le rocher. Il ne fallait pas faire cela. Il aurait dû parler au rocher. Et à cause de cela, c’est pour cela qu’il est resté en arrière. C’était une forme de manque de foi aussi, une forme d’incrédulité. C’était une faute et cela l’a empêché d’entrer. Nul ne sera justifié sous la loi.

Voilà, c’est par Christ et par sa grâce que nous pouvons entrer dans les bénédictions qui nous ont été données.

Regardons maintenant aux versets 39 et 40.

« Et vos petits enfants dont vous avez dit qu’ils seraient une proie, et vos fils qui aujourd’hui ne connaissent pas le bien et le mal, ceux-là y entreront, et c’est à eux que je le donnerai, et ils le posséderont. Et vous, tournez-vous, et partez pour le désert, par le chemin de la mer Rouge. »

« La foi, [c’est] le seul moyen pour posséder l’héritage. »

Et ce sont en effet, je l’ai déjà mentionné, ce sont les enfants, l’autre génération, qui, elle, n’a pas désobéi et n’a pas été incrédule, qui vont entrer dans la terre promise.

Est-ce que les parents fautifs par leur manque de foi en profiteront pour élever ses enfants dans la foi, justement, et la confiance en Dieu? Si, eux ont manqué, est-ce qu’ils vont passer les leçons durement apprises à une autre génération? Je pose seulement la question, la parole ne nous le mentionne pas.

Mais il y a certainement une réflexion et quelques applications utiles que nous pouvons tirer de cela ici. Mais on va revenir sur ce sujet de passer à une autre génération dans le chapitre 11 du Deutéronome et aussi un court verset rapide qui nous soumet cette pensée dans le chapitre 4, je crois. J’oublie le verset. Peut-être [le chapitre] 6, mais bref, on va y venir un peu plus tard, Dieu voulant.

Et bien ce sont eux, ce sont ces enfants, cette nouvelle génération qui auront la foi et seront obéissants, alors que la génération incrédule aura péri, ce sont eux qui vont entrer dans la terre promise. La discipline sévère de Dieu va produire du fruit, mais pour la génération suivante.

Et pour nous, on peut s’appliquer ces choses-là. L’incrédulité dans nos cœurs doit mourir au désert. La foi doit grandir pour entrer dans les choses de Dieu. Ça, c’est le chemin du croyant. L’incrédulité doit être mise à mort, laissée en arrière, parce que c’est simplement par la foi que nous entrons aussi dans les promesses de Dieu.

Et puis, on est appelé enfant de Dieu. Et le Seigneur Jésus aussi a parlé des enfants, entre autres, dans Matthieu 18, et nous présente cette foi simple des enfants, comment il faut croire. Et puis, étant appelés nous-mêmes enfants de Dieu, encore une fois, comportons-nous comme des enfants dépendants de notre Père.

La discipline dans nos vies va produire la mortification de la chair et nous apprendre à marcher avec Dieu. C’est douloureux, c’est dommage, c’est nécessaire étant donné le cœur incurable de l’homme. Jérémie, au chapitre 17, au verset 9, il le mentionne. Le cœur de l’homme, il est incurable.

Aussi, si nous pensons que marcher dans l’obéissance à Dieu peut faire du tort à nos enfants, à notre entourage, et bien, on n’a rien compris. C’est ce que le peuple est en train de dire ici : « Nos enfants, si on va là, qu’est-ce qui va leur arriver? » Non, non, non, on s’arrête un instant. Ce monde est sous jugement. C’est justement en restant sur place que nos enfants sont en danger.

Pour reprendre l’image ici, si nous ne désirons pas posséder la terre promise, l’homme naturel qui est en nous, il ne prendra pas non plus plaisir à rester dans le désert.

Qu’est-ce qui va rester par conséquent? (Pour continuer à garder l’image.) Il va juste rester l’Égypte, retourner en Égypte pour ainsi dire; ou à la religion, mais c’est d’Égypte aussi; ou à la philosophie, mais c’est l’Égypte aussi. Ces choses-là, ce n’est pas la terre promise.

Alors voilà, nous avons la sécurité, la bénédiction en obéissant à Dieu par la foi. Peu importe notre âge, c’est une leçon qu’on peut retenir ici de ce qui est arrivé à Israël.

Maintenant, le peuple était appelé à rebrousser le chemin et à retourner dans le désert. Qu’est-ce qui est arrivé? Lisons les versets 41 à 46.

« — Et vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l’Éternel; nous monterons, et nous combattrons, selon tout ce que l’Éternel, notre Dieu, nous a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes de guerre, et légèrement vous entreprîtes de monter dans la montagne. Et l’Éternel me dit : Dis-leur : Ne montez pas, et ne combattez pas, car je ne suis point au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas battus par vos ennemis. Et je vous parlai; mais vous n’écoutâtes point, et vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, et vous fûtes présomptueux, et montâtes dans la montagne. Et l’Amoréen, qui habitait cette montagne, sortit à votre rencontre, et vous poursuivit, comme font les abeilles, et il vous tailla en pièces en Séhir, jusqu’à Horma. Et à votre retour vous pleurâtes devant l’Éternel; et l’Éternel n’écouta point votre voix et ne vous prêta point l’oreille. Et vous demeurâtes à Kadès plusieurs jours, selon les jours que vous y avez habité. »

Quelle parole! Voilà, cette section, je l’ai intitulée : « Volonté propre et désobéissance mènent à la défaite. »

Au lieu de recevoir la discipline et se repentir, le peuple constate superficiellement sa perte. Et il agit avec présomption et veut, par ses propres forces, obtenir ce qu’ils ont perdu par leur manque de foi. C’était une erreur.

Ils y laissent tout, même leur vie. L’incrédulité va avec l’entêtement et la désobéissance.

Il ne s’agit pas d’un vrai jugement de soi, mais de la tristesse d’avoir perdu quelque chose que nous trouvons ici. Une vraie humiliation aurait plutôt cherché la face de Dieu et confessé véritablement dans la honte et l’humiliation, leur péché.

Mais voilà ici, le cœur avec sa volonté propre, est encore une fois bien manifesté.

Dans sa grâce, Dieu les avertit encore par Moïse, de ne pas y aller parce qu’il n’était pas au milieu d’eux pour la victoire. Et puis, c’était afin que le peuple ne soit pas humilié et battu devant leurs ennemis. Ils n’ont pas écouté. Ils ont persisté dans leur obstination.

Alors, on commence par de l’incrédulité, un manque de foi, de la désobéissance à ne pas vouloir monter. Et puis maintenant, « Ah bien, là non! Ah bien, on va pas perdre… » OK, on a des regrets, mais ce n’est pas une vraie repentance. « On va y aller dans ce cas. On va… » Voilà, on n’écoute pas, ils persistent, sont obstinés.

Et puis ça se termine comment au bout du compte? Dans le deuil, puis les pleurs. Et puis, malgré tous les pleurs qu’ils ont versés, on lit que l’Éternel ne les a pas plus écoutés. C’était les conséquences de leur désobéissance, de leur obstination.

Il aurait été beaucoup mieux de recevoir la discipline. Ça aurait été encore bien meilleur s’ils avaient cru Dieu dès le départ et qu’ils n’avaient pas été incrédules.

Quelles leçons pour nous! Quelles leçons!

Et c’est la leçon principale de cette section ici : recevoir la parole par la foi, croire Dieu sur parole, le laisser agir et nous conduire vers l’avant, lui-même combattant l’ennemi pour nous.

Autrement, qu’est-ce qui va se passer aussi dans nos vies? Et bien, il y a onze jours jusqu’à Kadès-Bernéa. Mais on va se retrouver trente-huit ans dans le désert, puis on ne veut pas se retrouver trente-huit ans dans le désert à ne pas jouir des bénédictions spirituelles que nous avons dans le Christ Jésus. Maintenant, vous comprenez que je prends l’image de trente-huit ans dans le désert, pas littéralement, mais tout le temps que notre incrédulité va prévaloir, on va goûter le désert seulement et on ne pourra pas jouir des bénédictions que Dieu nous donne, qu’il nous a librement donnés en Christ, qui sont déjà acquises pour nous, que nous avons dans les lieux célestes. Éphésiens, chapitre 1, verset 3 et suivant, c’est écrit là.

Il ne faut jamais agir dans l’incrédulité. Il faut toujours avoir la foi en la Parole de Dieu. C’est un triste état que de ne pas jouir des bénédictions spirituelles qu’on a dans le Seigneur Jésus. Que le Seigneur nous donne, de dépendre entièrement de lui pour tout et marcher par la foi en croyant en lui.

Aussi, ça nous montre que si on n’a pas la foi pour faire quelque chose — et là, je fais une application plus générale ici, de façon générale — si on n’a pas la foi pour faire quelque chose, même un service pour le Seigneur, il ne faut pas le faire. Il faut agir selon la mesure de foi que Dieu nous a donnée à chacun.

Ainsi, si on manque de force spirituelle pour quelque chose, et même si quelqu’un nous dit après qu’on a tort à cause de notre manque de foi, qu’est-ce qu’il faut faire? Il faut aussi faire comme le peuple d’Israël, et puis « Oh, bien je vais le faire dans ce cas. T’as raison, je vais le faire quand même. » Non, non, non, non, non, non.

Il faut premièrement aller à Dieu, lui confesser notre manque de foi et lui demander de nous conduire et nous demander de lui faire confiance. Ça, c’est vraiment la première chose qu’il faut faire. Et lui va nous conduire à partir de là. Peut-être que finalement, il va nous conduire à aller de l’avant pour cette chose pour laquelle on aura premièrement manqué de foi, parce qu’on a un Dieu de grâce extraordinaire qui veut nous utiliser pour son service. Mais premièrement, il faut la foi. Si c’est l’incrédulité qui est dans notre cœur, ne faisons rien du tout. Ça va juste être une catastrophe après.

On doit réaliser aussi que nous sommes en Christ et que nous avons son Esprit et qu’il est avec nous. Notre position, notre état, sont complètement différents et supérieurs et extraordinaires à tous égards comparé à ce que le peuple avait ici dans le désert. (Je fais juste saisir l’occasion pour faire une application pour nous.)

Dieu ne nous demande pas de faire des choses que nous ne pouvons pas faire en marchant par l’Esprit. On peut tout faire en marchant par l’Esprit. Il nous donne toujours les moyens, par la foi, par son Esprit, pour marcher dans le chemin qu’il place devant nous. Et puis, dans le contexte de notre chapitre ici, qu’est-ce que Dieu place devant nous? Et bien, il place toutes les bénédictions spirituelles que nous avons en Christ. Il nous dit d’en prendre possession. Les connaissons-nous, ces bénédictions spirituelles? Les connais-tu? Est-ce que nous pouvons en énumérer quelques-unes? Je ne parle pas ici, attention, je ne parle pas ici de manifestations spirituelles, je ne parle pas de don de l’Esprit, je ne parle pas de ça du tout, là. Je parle de ces bénédictions spirituelles que nous avons dans les lieux célestes, dans le Christ Jésus. Ce serait bien mal comprendre ce que je dis si vous pensez que je parle ici de manifestations spirituelles et de dons de l’Esprit, de ce genre de choses là. Non, non, non, non. C’est un autre sujet totalement. Je parle vraiment d’Éphésiens 1, ici. Est-ce que nous les possédons vraiment, ces bénédictions? Est-ce que nous les connaissons? Pas intellectuellement, mais est-ce qu’elles sont vécues dans nos vies? Bon premièrement, est-ce que je les connais intellectuellement? Est-ce que je suis capable d’en nommer quelques-unes? Et puis, est-ce que je les vis, ces bénédictions spirituelles?

J’espère qu’en poursuivant cette étude dans le livre du Deutéronome, nous pourrons revenir à quelques reprises sur ce sujet pour en énumérer et apprendre à réaliser tout ce que nous avons et qui nous a été acquis par l’œuvre de Christ et par le fait que nous sommes maintenant en lui. Dieu veut nous conduire pour les posséder et vivre victorieusement à la gloire de son fils Jésus Christ. Est-ce que nous sommes prêts à écouter sa direction et à marcher selon ses instructions? Soyons encouragés que malgré nous, voire même malgré notre incrédulité, lui demeure fidèle. Selon ce qu’on lit dans 2 Timothée chapitre 2 verset 13 : « si nous sommes incrédules, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. »

Alors, allons à lui, même dans notre incrédulité et demandons-lui de nous faire grandir dans la foi. Et peut-être même pour employer l’expression des apôtres : augmente-nous la foi. Dieu va répondre à une telle prière parce qu’il veut que nous entrions dans le bien de ces bénédictions que nous avons par son œuvre accomplie à la croix.

Quant à l’application générale de ces choses concernant notre marche comme croyant, et bien, il faut tous que nous passions par le désert en ce qui concerne la chair et le monde. On trouve des enseignements en relation avec ça, entre autres, dans Colossiens et puis aussi dans la première épître de Jean.

Il faut que la chair passe dans le désert pour sa mortification, puis pour réaliser que ce monde est un désert, puis que ce n’est pas ici qu’on va trouver nos joies et notre bonheur. Et on ne doit pas en utiliser comme si c’était une oasis. On est dans le désert. Quant à la chair, il faut tous passer dans le désert.

Mais en ce qui concerne le service, nous sommes tous déjà dans la terre promise, dans les lieux célestes en Christ, parce que en Éphésiens 6 on lit que c’est là que les combats spirituels ont lieu. Et les combats spirituels sont entre autres dans le service.

Donc, il faut autant le désert, dans notre expérience comme chrétien, que la terre promise, ce service pour le Seigneur.

Mais pour posséder nos biens spirituels, pour entrer dans le pays, pour ainsi dire, il faut absolument la foi. Il faut la foi. Nous avons déjà cette position, mais la réalisation actuelle de celle-ci demande la foi.

Donc, on attend le Seigneur Jésus, mais dans le temps présent, il veut que nous profitions, marchions, vivions ces bénédictions spirituelles que nous avons en lui. Et encore une fois, je termine sur cela, c’est seulement par la fois que nous pourrons marcher dans celles-ci et les réaliser dans notre vie.

Alors voilà pour le chapitre 1 du Deutéronome. Dans la grâce de Dieu, nous nous reverrons prochainement pour la suite dans le chapitre 2 pour tirer encore quelques leçons pratiques pour nous.

C’est dans l’attente de la venue du Seigneur que je vous dis à bientôt.