Nous voyagions en chemin de fer de C. à B., quand tout à coup une femme qui se trouvait parmi nous, effrayée par quelque bruit, s’écria :

— Croyez-vous qu’il y ait du danger ?

— N’ayez pas peur, Madame, répliqua en plaisantant un jeune homme assis en face d’elle, vous ne pouvez pourtant mourir qu’une fois.

— Pardonnez-moi, lui répondis-je, vous êtes dans l’erreur.

Il parut un peu surpris de ma remarque, et j’ajoutai :

— Vous avez été mal renseigné sur ce sujet. Où avez-vous appris que l’on ne meurt qu’une fois ? Je sais, d’après une autorité infaillible, qu’il y a une seconde mort.

Ouvrant alors ma Bible, je lus le passage qui se termine ainsi : « C’est la seconde mort, l’étang de feu. » (Apocalypse 20 : 14.) J’espère, mon ami, ajoutai-je, qu’aucun de ceux qui se trouvent ici ne connaîtra jamais ce que c’est que de passer par la seconde mort. Grâces à Dieu, il y a un moyen d’échapper, et la Parole de Dieu nous dit clairement qui sont ceux que la seconde mort ne peut toucher, comme nous le montre le verset 6 du même chapitre de l’Apocalypse : « Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection ; sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir. » Mais à moins que votre nom ne soit dans le livre de vie (verset 15), vous ne pouvez échapper à la terrible nécessité de mourir une seconde fois.

Le jeune homme fut évidemment un peu surpris de cette doctrine, toute nouvelle pour lui. Il balbutia un « c’est vrai »,mais il était aisé de voir que, jusqu’à ce moment, il s’était peu inquiété de savoir si l’éternel bonheur d’une vie que la mort ne peut toucher lui appartenait, ou s’il devait passer l’éternité dans les horreurs de l’étang de feu qui est la seconde mort.

Et vous, lecteur, avez-vous jamais sérieusement pensé à ces solennelles vérités. On entend dire quelquefois : « Quand on est mort, on est bien mort. » Oui, pour les autres hommes, on a, en effet, disparu de la scène où ils s’agitent ; mais, pour Dieu, tous vivent (Luc 20 : 38) ; et le moment vient où tous les morts, grands et petits, seront devant le grand trône blanc pour être jugés selon leurs œuvres. Quelles œuvres auront à présenter de misérables pécheurs, sinon celles qui les condamneront ? Alors, « si quelqu’un n’est pas trouvé écrit dans le livre de vie, il sera jeté dans l’étang de feu ; c’est la seconde mort, l’étang de feu » (Apocalypse 20 : 11-15).

Lecteur, vous regardant maintenant comme un pécheur perdu, avez-vous cru au Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu ? Alors vous avez la vie éternelle ; alors votre nom est écrit dans les cieux ; alors vous aurez part à la première résurrection quand Jésus viendra du ciel pour prendre les siens avec soi ; et sur vous la seconde mort n’aura point de pouvoir. Glorieuse perspective, assurance pleine de charmes ! elle est fondée sur la parole de Dieu qui ne peut mentir, et sur la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. « Qui croit au Fils à la vie éternelle. »

Le Salut de Dieu, 1876, p. 215

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